
La série Rhizome fait partie du projet transmédia La Palestine comment ?
" Tracé sinueux, muni ou non d’embranchements, d’impasses et de fausses pistes, destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s’y déplacer."
Série réalisée dans le West Bank, Rhizome se veut une métaphore. Une représentation du conflit et de la colonisation, d’un enfermement dans l’espace et dans le temps, de l’errance et des détours incessants d’une population civile prise en étage. Défaisant la géographie et les territoires, elle contextualise les difficultés à vivre en Cisjordanie.
La série documente les aspects d’une partition territorial souvent imposée par la force et rendant impossible toute cohabitation entre Israéliens et Palestiniens.
Une autre logique nous est révélée, celle d’un Rhizome, ce labyrinthe sans fin qui déconstruit aussi l’ordre perceptif et social. Au-delà de l’usage violent qui est fait de la terre, il révèle la complexité de la condition humaine.
La série Rhizome fait partie du projet transmédia La Palestine comment ? dont la conception a été réalisée par Virginie Terrasse et Wilfrid Estève en réunissant une douzaine d’auteurs et de créateurs du studio Hans Lucas. En cours depuis 2007, le projet se terminera fin 2011.
Une installation propose un dispositif comprenant des affiches et des films courts d’animation photographie _ dits Petites Œuvres Multimédia (POM). La Palestine comment ? souhaite immerger le spectateur dans un parcours sensoriel transversal pour mieux révéler les tensions suscitées par la réalité du terrain.