
A Grenoble, 2 fois par semaine, quelques dizaines de jongleuses et jongleurs, principalement des étudiants, se retrouvent au gymnase du Vieux Temple au centre de la ville. Sous l’égide de l’association « Argument Massue » , balles, diabolos, massues, bolas et bâtons du diable virevoltent toute la soirée.
Un lieu qui est ouvert à tous, librement.
Lieu de jonglage, c’est aussi un espace social de rencontre et de partage. En janvier et en mai, des scènes ouvertes qui sont organisées : chaque jongleur peut venir présenter son ou ses numéros, seul ou à plusieurs devant un public qui rassemble initiés et néophytes.
Par ailleurs, la communauté des jongleurs se réunit lors de conventions de jonglerie qui ont lieu un peu partout en France. Fin septembre, la convention des « Chats Tatillons » à Chatillons en Diois (Drôme) attire les manipulateurs d’objets dont de nombreux grenoblois d’Argument Massue. Pendant plusieurs jours et nuits ils vont jongler, faire la fête, des spectacles, des ateliers et des échanges de savoir sur la jonglerie. Ces rassemblements réguliers peuvent rester marginaux avec 100 à 200 jongleurs où réunir plusieurs milliers de participants pour certaines éditions.
Loisir en plein essor, la jonglerie moderne est à la croisée entre la danse, le cirque, le sport et l’art de rue. Par ces quelques images c’est une tentative de saisir au vol cette communauté qui s’attache à défier les lois de la gravité.
Sujet réalisé en 2006 en Rhône-Alpes.