
Quelques semaines après la révolution Orange de novembre-décembre 2004, je pars pour la Crimée pour découvrir cette région particulière : offerte à l’Ukraine du temps de l’Union Soviétique, la population de cette grande presqu’ile sur la mer Noire y est majoritairement russe, russophone ou de toute les manières pro-russe.
Sebastopol héberge la plus grande base navale de l’armée russe, la célèbre et autrefois redoutée Flotte de la Mer Noire. De fait, se promener dans les rues de Sebastopol laisse entrevoir au visiteur que l’époque soviétique n’est pas tout à fait révolue : fresque à la gloire des héros communistes, statues monumentales, citoyens affichés sur des tableaux d’honneur de la ville...
A quelques heures de bus, on découvre avec Yalta un autre visage de la Crimée : le palais du Tsar où se sont tenus les fameux accords décidant du "partage de l’Europe" entre Staline, Churchill et Roosevelt, mais aussi son bord de mer où fleurissent les enseignes de produits de luxe. Signe de cette évolution, la statue de Lénine domine maintenant un restaurant Mac Donald’s.