
Au km 0 du Danube, le vieux phare de Sulina n’est plus qu’un symbole. Porte orientale de l’Union Européenne depuis l’adhésion de la Roumanie en 2007, il n’éclaire plus un seul cargo. Au début du siècle dernier, la Mer Noire s’est retirée en contrebas, découvrant quelques parcelles de terrains en friche autour de l’édifice. Au même moment, la Commission Européenne du Danube s’en allait, et avec elle une pléiade de négociants turcs, grecs, allemands, français, lipovènes russes et cosaques ukrainiens. 10 consulats ont descendu leur drapeau. Le français a perdu son rang de langue officielle et la Roumanie a repris ses droits sur ce territoire déserté. C’était en 1939 et depuis, la ville n’a cessé de croire en sa rédemption.
Travail en cours sur d’autres sites du Delta. Reportage réalisé avec la journaliste Anaïs Coignac