Marie-Pierre Dieterle

Promotion 2004-2005

Portfolio
• Empreintes africaines
Entretien
• Témoigner du monde en images

Portfolio

Empreintes africaines

En 1920, mes grands-parents paternels sont partis au Cameroun comme missionnaires protestants. Ils ont vécu vingt-six ans dans la région du Bamiléké, à l’ouest du pays, où mon père est né.

Après des études de chirurgie, mon père est retourné travailler au Cameroun, à l’hôpital de Bangoua, où je suis née. À la mort de mon grand-père, j’ai découvert les nombreuses images qu’il a effectué au Cameroun dans les années 30. Je venais juste de commencer la photographie...

Ce coin d’Afrique a laissé de nombreuses empreintes dans la vie de mes grands-parents, de mes parents puis dans la mienne.
Empreintes psychologiques et affectives, d’abord.
Empreintes photographiques et écrites, ensuite, témoignage d’un attachement constant à l’Afrique noire.

En 1998 je suis retournée pour la première fois depuis mon enfance sur mon lieu de naissance.

Mais à l’inverse des générations précédentes, je n’apportais ni message ni savoir particulier. Je partais en quête d’identité, un appareil photo en bandoulière...

C’est le début, pour moi, d’un travail de mémoire : travail sur la filiation et la transmission en lien avec une autre culture.

Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun 1998 Je suis née à Bangoua, dans la région du Bamiléké, à l'ouest du Cameroun. Caisse de la pharmacie où les patients payent leurs médicaments, hôpital de Bangoua,village du Bamiléké, ouest Cameroun, 1998 Les compresses. Salle de soins du service de chirurgie, hôpital de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998 Garde malade. La famille veille jour et nuit le malade et lui prépare ses repas.Hôpital de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998 Femme de Bororo, bergers peuls. J'ai dû négocier une mèche de mes cheveux pour pouvoir la photographier.Hôpital de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998 Collège évangélique de Bangoua, région du Bamiléké, ouest Cameroun, 1998. École primaire. Interrogation écrite. Cette enfant garde à ses pieds une bouteille d'eau qui servira à nettoyer la classe en fin de journée. Village de Bangoua, région du Bamiléké, ouest Cameroun, 1998. Prières. Les paroisses se sont développés un peu partout, les chrétiens sont devenus majoritaires dans le Bamiléké, bien qu'ils demeurent, pour la plupart, animistes. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Danses traditionnelles lors de funérailles. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Danses lors de funérailles. Lors de la saison sèche, il n'existe pas un seul dimanche sans funérailles. Les masques possèdent une signification précise et diffèrent selon le rang social du défunt. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Danse des lamentations. La famille défile en pleurant avec le portrait du défunt. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Enfants d'un défunt polygame. L'étoffe de Batik bamiléké relie entre eux les descendants d'une même famille. Elle symbolise le lien sacré au sein de la famille africaine dont un Africain ne peut sortir sans se renier. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Funérailles d'un notable. Le vieil homme, au premier plan, porte un rameau de l'arbre de paix. Cette arbre symbolise l'harmonie entre les hommes et les générations. On le plante à la frontière des concessions comme un gage de bonne entente avec ses voisins. Village de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Lorsqu'un nouveau chef vient d'être désigné, il passe 9 semaines dans une hutte de bambous, le la'kwam, durant lesquelles il est initié à son futur rôle. Sous-chefferie de Banah, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Le kouibou est choisi parmi les frères ou les fils du nouveau chef. Le prince et le chef sont recouverts d'une toile de jute qu'ils ne quitteront pas durant 9 semaines.Ici, le kouibou, frère du nouveau chef, est âgé d'une dizaine d'années. Sous-chefferie de Banah, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Chef supérieur de Bangoua, Tchatchouang Wantong Paul, actuellement décédé. Chefferie de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Haut dignitaire Bamiléké, Cameroun, 1998. Entrée de la chefferie de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Quartier des femmes, chefferie de Batoufam, Bamiléké, Cameroun, 1998. Femmes du chef, chefferie de Bangoua, région du Bamiléké, ouest Cameroun, 1998. Jeunes princes, chefferie de Batoufam, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Carine, une des femmes du chef de Batoufam, chefferie de Batoufam, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Carine, une des femmes du chef de Batoufam, chefferie de Batoufam, région du Bamiléké, Cameroun, 1998. Traversée du pont suspendu en bambou sur le fleuve Noun, 1928. © Paul Dieterlé Membres de société secrète surveillant les constructions, région du Bamiléké, Cameroun, 1930. © Paul Dieterlé. Femme et enfant à l'entrée de la case région du Bamiléké, Cameroun 1930.© Paul Dieterlé Chefferie, région du Bamiléké, Cameroun vers 1930. © Paul Dieterlé Chef du village Bameka avec deux épouses, région du Bamiléké, Cameroun 1930. © Paul Dieterlé Chef recevant avec sa cour, région du Bamiléké, Cameroun 1930. © Paul Dieterlé Chef Kamga, chefferie de Bandjoun, région du Bamiléké, Cameroun 1934. © Paul Dieterlé. Chef Wandji sur la pierre sacré, chefferie de Bamena, région du Bamiléké, Cameroun 1930. © Paul Dieterlé Chef Nono Tchoutouo, chefferie de Bangoua, région du Bamiléké, Cameroun 1930. © Paul Dieterlé



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