
Minorités musulmanes sur la route de la soie
La République Populaire de Chine pour célébrer les cinquante ans de la Province Autonome Ouigours du Xinjiang, Ex Turkestan oriental, a organisé un voyage de presse à destination des photographes étrangers. Cette région traversée par la route de la soie, connaît en effet un intérêt touristique grandissant ! Mais c’est surtout une province de première importance économique pour la Chine. On y extrait toutes sortes de matières premières dont le pétrole. Considérée par les chinois comme un nouveau « Far West », elle subit le même sort que son voisin, le Tibet, une sinisation accélérée. J’ai donc suivi ce voyage « programmé » pour faire ce bout de route a la rencontre des « minorités musulmanes du Xinjiang »
Majoritaires dans les années 70, les ouigours sont devenus minoritaires avec moins de 50%(les Hans chinois ne représentaient que 10% de la population en 1957 !) . On peut d’ailleurs s’en apercevoir en traversant les nouvelles villes chinoises qui jouxtent les anciens quartiers ou villages ouigours. Tout au long de cette route des montagnes du Pamir bordant la frontière avec l’Afghanistan et le Tadjikistan, aux oasis de l’ancienne route de la soie, Makit, Bachu, Kusche, Xiahe, …Akessus.. qui bordent le désert aride du Taklamakan, partout, les villages traditionnels contrastent avec le clinquant des villes chinoises. Le mode de vie y est totalement différent. Les peuples du Xinjiang, musulmans pour la plupart, se détourne du progrès et de la modernité que leur promet le gouvernement chinois. De son coté le gouvernement chinois, après les dernières émeutes de 2009 succédant à celle de 1995 et 1997, a décidé de réprimer fortement toute velléité indépendantiste.