Arnaud Robin

Promotion 2007-2008

Portfolio
• Avoir 30 ans et être autiste
Entretien
• Seul le message à faire passer compte

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Avoir 30 ans et être autiste

Ce travail a commencé suite à la lecture d’un article de presse qui mentionnait la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe pour le « non-respect des obligations qui lui incombent à l’égard des personnes autistes ». Je n’avais alors jamais rencontré de personnes autistes, et j’ignorais même que les adultes autistes existaient. Pour comprendre cette condamnation, j’ai eu envie de les rencontrer, de les connaître, de partager leur quotidien, de comprendre quels étaient leurs besoins.

La rencontre eut lieu à Oméga, l’un des rares centres de vie spécialement destiné à l’accueil des adultes autistes dans le nord de la France. Un cadre protégé mais ouvert sur le monde extérieur et qui implique résidents, familles et soignants, car tous doivent être en accord avec le projet de vie proposé par Oméga. Cette structure permet à de nombreuses familles d’entrevoir la sortie du tunnel. Elle est un soulagement. Ses membres tentent d’offrir une réponse adaptée, au service des autistes et de leurs parents.

L’éducation, l’autonomisation, les soins, l’ouverture sociale, parfois par le biais de loisirs, en sont les maîtres mots. Pas de ghetto pour autistes. Ni pour l’autisme. L’autiste nécessite un accompagnement humain constant tout au long de sa vie et la charge qu’il représente est très difficilement supportable pour une famille seule. Il s’agit pour les parents d’une véritable et cruelle épreuve. Ce d’autant plus que peu d’entre eux s’entendent dire qu’ils ne sont pas coupables. Le nombre de structures d’accueil et les moyens manquent.
Le choix des photographies, ici restreint, a nécessité beaucoup de temps. Il y a des scènes difficiles à regarder. J’ai essayé de ne rien cacher, de ne pas mentir. Par respect pour les autistes, pour leur famille, pour le lecteur. _ L’isolement existe, les angoisses existent, mais il y a aussi des instants de complicité, des moments d’échange, des moments de bonheur qui jaillissent. Ces derniers peuvent sembler anodins au premier regard. Ils sont pour celles et ceux qui vivent avec les autistes le fruit de longues années de patience, d’écoute et de travail.
Les autistes grandissent. Ils existent. Notre société n’est pas en droit de les abandonner.

Promenade sur la plage de Cabourg. Les vacances annuelles sont une période de rupture institutionnelle, des instants qui permettent de connaître les capacités d'adaptation de chacun. L'auto-agressivité fait souvent partie du quotidien des personnes autistes. Les éducateurs tentent toujours de repérer en quoi une situation génère de l'angoisse, afin de comprendre ces comportements. L'auto-agressivité fait souvent partie du quotidien des personnes autistes. Les éducateurs tentent toujours de repérer en quoi une situation génère de l'angoisse, afin de comprendre ces comportements. Les murs de l'institution, porteurs de sens, sont constamment soumis à la souffrance des résidents. C'est le premier jour des vacances en Normandie. En se rapprochant du minibus, Karine communique simplement son envie de retourner chez elle. La journée avait commencé sous tension, avec une dispute entre deux résidents qu'il avait fallut séparer. Fabrice eut, malgré le retour à une activité, beaucoup de difficulté à retrouver son calme et sa sérénité, à évacuer son angoisse, parce qu'il était dans l'incapacité de l'exprimer. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Pendant les vacances, les résidents participent aussi aux courses quotidiennes. La toilette nécessite du temps et presque toujours un accompagnement. Lors de ces moments, se dévoile la conscience erronée qu'ils ont de leur corps. La toilette nécessite du temps et presque toujours un accompagnement. Lors de ces moments se dévoilent la conscience erronée qu'ils ont de leur corps. La toilette nécessite du temps et presque toujours un accompagnement. Lors de ces moments se dévoilent la conscience erronée qu'ils ont de leur corps. Les repas qui font appels aux cinq sens et à l'utilisation coordonnée de nombreux muscles, sont parfois une épreuve difficile. Patience. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Denis et ses stéréotypies. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Les résidents d'Omega s'isolent souvent dans une forteresse de silence. Sidonie se rend régulièrement depuis neuf ans au restaurant d'entreprise de la DDE de Loos. C'est à la demande de ses collègues qu'elle y travaille désormais deux fois par semaine et non plus une seule fois. Sidonie se rend régulièrement depuis neuf ans au restaurant d'entreprise de la DDE de Loos. C'est à la demande de ses collègues qu'elle y travaille désormais deux fois par semaine et non plus une seule fois. Sidonie se rend régulièrement depuis neuf ans au restaurant d'entreprise de la DDE de Loos. C'est à la demande de ses collègues qu'elle y travaille désormais deux fois par semaine et non plus une seule fois. Sidonie se rend régulièrement depuis neuf ans au restaurant d'entreprise de la DDE de Loos. C'est à la demande de ses collègues qu'elle y travaille désormais deux fois par semaine et non plus une seule fois. Sidonie se rend régulièrement depuis neuf ans au restaurant d'entreprise de la DDE de Loos. C'est à la demande de ses collègues qu'elle y travaille désormais deux fois par semaine et non plus une seule fois. La joie de Didier dans le bassin thérapeutique de l'hôpital psychiatrique d'Armentières, unique piscine de la région où les autistes sont admis. En effet, l'ignorance et la peur entraînent souvent chez nous un refus de leur ouvrir les portes. Atelier "bibliothèque" bien que rares soient ceux qui savent lire. Atelier "bibliothèque" bien que rares soient ceux qui savent lire. Atelier "bibliothèque" bien que rares soient ceux qui savent lire. L'institution a créé des ateliers "altérité-socialité" qui ont lieu chaque week end. Deux résidents sont alors accompagnés d'un éducateur, pour découvrir un lieu, visionner un film. Ce jour là, Nicolas emmena Didier et Sidonie dans la maison tropicale du zoo de Lille avant de leur offrir une barquette de frites très attendue ! Offert par sa tutrice, cet appareil photo nous aura tous arrosés...  Légende Oméga fait très attention aux vêtements que portent les résidents pour faciliter le regard des autres. Mais ce jour-là, dans l'intimité du soir, ces sacs étaient les seuls vêtements que Nicolas acceptait de porter. Les chambres sont aussi des lieux d'échange, de rire et d'intimité. Les chambres sont aussi des lieux d'échange, de rire et d'intimité. Les chambres sont aussi des lieux d'échange, de rire et d'intimité. Didier est un grand fan de Johnny Hallyday. Il y a quelques années, l'un des éducateurs lui a permis de réaliser l'un de ses rêves en l'emmenant à un concert de son idole. Un geste d'espoir dans un centre pour adultes autistes. Nicolas le résident et Nicolas l'éducateur, dans un moment de tranquillité sereine. Le calme, la patience et toute l'attention qu'est en mesure d'offrir Nicolas (l'éducateur) sont admirables - et semblent être pleinement ressentis par les résidents. Promenade sur la plage de Cabourg. Les vacances annuelles sont une période de rupture institutionnelle, des instants qui permettent de connaître les capacités d'adaptation de chacun. C'était le dernier jour des vacances en Normandie. Le moment du repas est toujours un temps fort de la journée. Il fut ce soir là un festin parce que les éducateurs offrirent à chacun des vacanciers l'un de leurs plats préférés.



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