Maux de presse

Jean-Nicholas Guillo - Wilfrid Estève - Gérald Holubowicz

Entretien
• Sans auteur et sans écriture, sans contenu, point de nouveaux formats
Multimédias
• “Maux de presse”, une enquête sur la liberté d’informer en France

Webdoc

Maux de presse : le teaser

 
 
 

Maux de presse - Extrait : Patrick Eveno, historien

 

Maux de presse (le teaser)

En décembre 2010, la France apparaît à la 44e position du classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières. Depuis la création du classement, en 2002, elle a perdu son caractère exemplaire et a chuté de 33 places.

La France, un pays où il ne fait plus bon être journaliste.

De nombreux incidents et faits marquants ont jalonné 2010 : agressions physiques contre des journalistes, mises en examen, violations ou tentatives de violations du secret des sources, renforcement de la concentration des médias, mépris du pouvoir politique envers les journalistes et leur travail ou convocations devant la justice. L’incapacité à renverser la tendance est réelle et l’image de la France se dégrade aujourd’hui, aussi à l’étranger. Les déclarations menaçantes ou insultantes de la majorité présidentielle envers certains médias ont donné une résonance mondiale et dans beaucoup de pays, le gouvernement français n’est plus considéré comme respectueux de la liberté d’information.

En mars 2011, la France est entrée dans la liste des pays placés "sous surveillance" par RSF en matière de liberté d’expression sur Internet. Pointée du doigt par les organisations étrangères avec Hadopi, notre pays est considérée comme ne respectant l’accès à l’information. D’autre part avec les attaques judiciaires contre des médias et des journalistes, elle continue de se démarquer des autres pays européens en étant considérer comme le mauvais élève.

Malgré les moteurs de la liberté de la presse, que sont la Finlande, l’Islande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse, qui occupent ex aequo la première place, l’Union européenne a perdu son statut de leader. Elle a rappelé à la France qu’il était nécessaire de réagir, en précisant l’importance d’une presse totalement indépendante de tous les pouvoirs.

Le webdocumentaire ‘Maux de presse’ se propose au travers d’une vingtaine de modules courts (durée entre 5′ et 10′) articulés autour d’un objet interactif chapitré (durée 26’), de mettre en lumière les difficultés rencontrées au quotidien par les journalistes dans l’exercice de leur métier, leurs inquiétudes, la question des relations avec les forces de l’ordre, avec le pouvoir et les politiques.

Un ensemble de personnalités ont été interviewées dont Georges Malbrunot, Jean-François Julliard, Gérard Davet, Didier Porte, Claude Angeli, Marc Mentré, Guillaume Dasquié, Jérôme Bouvier, Pascal Riché, Virginie Terrasse, Olivier Laban-Mattei…

“Maux de presse” a été produit dans l’atelier vidéographie de la formation Photojournalisme de l’EMI.

* Direction éditoriale, artistique et de production de Wilfrid Estève, Gérald Holubowicz et Jean-Nicholas Guillo.
* Réalisation et post-production : Gérald Holubowicz et Jean-Nicholas Guillo.
* Comité éditorial : Lucien Lung, Alexandre Pieroni, Antoine Vincens de Tapol, Élodie Sueur-Monsenert et Thomas Rothé.
* Coordination : Alexandre Pieroni, Lucien Lung et Claudine Alizon (SR).
* Responsables de la logistique & de la post-production : Emilie Wood et Delphine Vaisset.
* Photojournalistes : Laurent Carré, Adeline Dufresne, Jérémie Jung, Jean Larive, Adrien Matton, Julien Pébrel, Alexandre Pieroni, David Rodrigues, Thomas Rothé, Élodie Sueur-Monsenert, Miguel Templon, Théophile Trossat, Émilien Urbano, Delphine Vaisset, Antoine Vincens de Tapol, Maurice Virivau, Christophe Voisin et Émilie Wood.

* Conseil technique : Joseph Melin et Antoine Ferrando.
* Remerciements à Maryse Pradines, Caroline Izoret-About, François Longérinas et Jean Stern.



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