
Presque effacé
Environ 10 % des Palestiniens d’Israël vivent dans des villages qu’Israël considère comme illégaux. On ne peut trouver ces villages sur aucune carte, ils ne disposent ni d’autorité publique locale, ni de représentants auprès de l’Autorité supérieure.
Ils ne bénéficient pas non plus des services usuels que fournissent normalement les pouvoirs publics, voiries, santé, écoles, routes... leur seul nom est « village non reconnu ». Il s’agit d’environ70.000 personnes dans le Negev, et de 30.000 dans le nord d’Israël , au total 100.000 personnes dispersées dans 45 villages situés dans le Negev et 9 dans le nord.
Depuis 1948, les droits fondamentaux de ces personnes sont ignorés par l’Etat d’Israël. En 1965, la Knesset et le Parlement d’Israël ont voté la Loi de Planning et de Construction. Il s’agit d’un programme national de base pour le développement futur du Pays. De nombreux villages palestiniens n’ont pas été identifiés dans ce programme, et échappent par conséquent à toute possibilité de développement ultérieur. Les territoires où sont situés ces villages, ont été catalogués comme « terres arables non habitables ». Depuis 1965, ces villages peuvent être considérés comme simples terrains.
En 1988 l’ « Association of Forty » s’est créée dans le village non reconnus de Ein hod, cette association lutte depuis 20 ans contre les politiques de démolitions et de confiscations de terres dans les villages arabes non reconnus.