Hélène Jayet

Promotion 2008 - 2009

Portfolio
• L’origine de l’histoire
Multimédias
• On a marché sur l’autoroute
• L’origine de l’histoire - Paroles d’adoptés

Entretien

Une liberté d’expression augmentée pour nous photojournalistes

Quelle définition du photojournalisme pourriez-vous donner ? Vous considérez-vous comme photojournaliste

Tout simplement raconter des histoires ou des événements avec la photographie. Ensuite chacun son « terrain » et sa forme de narration.

Je dirais que je traite de sujets documentaires mais avec une écriture photographique plasticienne. Donc, oui, je suis une photojournaliste qui a choisit de témoigner sur des sujets rarement abordés dans notre société avec un regard d’auteure.

Pensez-vous que le photojournalisme se pratique obligatoirement sur le terrain de l’actualité ?

Peut-être faudrait-il redéfinir le terme actualité ? Quel laps de temps ? A l’heure d’aujourd’hui. Hier est-il encore d’actualité ? Et à quelle échelle : celle de nos frontières, de l’Europe, du monde ? Malheureusement une partie de l’actualité n’est pas traitée, et c’est ce chemin que je veux emprunter.

Quelle est votre référence en photojournalisme aujourd’hui et pourquoi ?

Je puise mes références dans l’histoire de l’art en général, mais pour citer quelques photographes je dirais, Sarah Moon, Richard Avedon, Vanessa Winship, Michael Ackerman, Olivier Jobbard, Phil Benkishop, Maurice Sheriff ou encore des photographes de Magnum ou Panos et bien d’autres encore…Chacun me touche soit dans sa façon de photographier soit dans le choix de son sujet.

Il est commun de dire que le photojournalisme s’apprend sur le terrain mais vous avez suivi une formation à l’EMI, pourquoi ?

Venant des Beaux-arts et de l’infographie et pratiquant la photographie depuis de longues années, j’avais envie et besoin de rencontrer mes futures confrères et bien sûr les acteurs du secteur et de structurer mon travail. C’est aussi une manière pour moi de m’engager pleinement dans ce choix de vie. Pas si simple. Il est vrai que le terrain est essentiel, mais pour moi la rencontre de l’autre rest le meilleur moment.

Pensez vous que l’usage de la vidéo et le multimédia fera partie de votre pratique professionnelle régulière dans l’avenir et pourquoi ? Quelles sont les limites de ces nouveaux modes de narration par rapport à la photographie ?

On y est déjà !
Personnellement j’ai toujours fait des prises de son. C’’est la formation de mon conjoint, donc j’ai été influencée très certainement. Au départ, ces prises de sons me servaient de notes, de mémos pour éditer mes images, pour écrire ou encore retrouver les moments, et pour le plaisir tout simplement. Mais au fil du temps, je me suis mise à les utiliser dans des installations, des diaporamas, puis des POM etc...
L’image fixe. Le son, la vidéo etc. sont avant tout des médias pour créer et raconter, ils sont au service de l’auteur, que son propos soit artistique, journalistique ou commercial.
Oui, on est en plein changement, c’est une liberté d’expression augmentée pour nous photojournalistes.



Toutes les entretiens
logo_emi