Entretien

Le photojournalisme traite de sujets enquêtés de manière journalistique par le média photographie.

Quelle définition du photojournalisme pourriez vous donner ? Vous considérez vous comme photojournaliste ?

De manière très basique, je dirais que le photojournalisme traite de sujets enquêtés de manière journalistique par le média photographie.

Pensez-vous que le photojournalisme se pratique obligatoirement sur le terrain de l’actualité ?

En tout cas, pas obligatoirement sur le terrain de l’actualité « chaude ». Le photojournalisme a un rapport avec les enjeux de nos sociétés, donc peut mener à des sujets extrêmement vastes et variés.

Quelle est votre référence en photojournalisme aujourd’hui ?

Il est commun de dire que le photojournalisme s’apprend sur le terrain mais vous avez pourtant suivi une formation à l’EMI, pourquoi ?

Il est toujours bon d’avoir des bases théoriques. C’est pourquoi j’avais également fait l’école Louis Lumière, à l’époque pourtant très éloignée du photojournalisme. Pour bien comprendre les enjeux du terrain, il est bon de « balayer » beaucoup de ses aspects variés en formation, avant de s’y confronter. En effet, l’apprentissage continue ensuite sur le terrain, et ce tout au long de notre carrière, car nous évoluons nous même face à notre vision du métier, et de ses évolutions.

Pensez vous que l’usage de la vidéo et du multi-media feront partie de votre pratique professionnelle dans l’avenir et pourquoi ?

Très certainement, au vu des évolutions du métier par rapport au web. Je souhaiterais en revanche y venir par réel choix d’auteur, et non pas par obligation d’adaptation. Beaucoup de sujets peuvent se traiter en photo, l’apport de la vidéo ne se justifie pas nécessairement. Travaillant avec Argos avec des rédacteurs, je suis plus intéressée par l’apport de son, qui ajoute à mon avis une vraie valeur supplémentaire à la photo. Par ailleurs, quitte à passer pour une dinosaure, je pense que la photo reste plus dans les mémoires que la vidéo…



Toutes les entretiens
logo_emi