Cyril Bitton

Promotion 1999 - 2000

Portfolio
• Les diasporas juives

Entretien

L’idée générale veut que le photojournaliste parcourt le monde

Un pelerin juif, danse et jongle avec une chaise {JPEG}Quelle définition du photojournalisme pourriez-vous donner ? Vous considérez-vous comme photojournaliste ?

Pour moi, le photojournalisme est d’abord un moyen de raconter des histoires avec des photographies. Un superbe moyen de rencontre.
Du coup il faut un propos. Et le cadrage permet de transmettre des informations subjectives à la personne qui va regarder la photographie. Dans ce sens, oui, je me considère comme photojournaliste.

Pensez-vous que le photojournalisme se pratique obligatoirement sur le terrain de l’actualité ?

L’idée générale veut que le photojournaliste parcourt le monde, d’une zone de conflit à l’autre. Pourtant il y a des histoires juste en bas de chez nous. Il suffit de regarder le travail de Bruce Davidson sur sa rue, de Koudelka sur les tsiganes, ou Donovan Willy sur la pauvreté et les squats en Irlande. Ils travaillent sur leur quotidien et finalement documentent le monde tel qu’il est. Donc pour moi, non, le photojournalisme ne se pratique pas exclusivement sur le terrain de l’actualité.

Quelle est votre référence en photojournalisme aujourd’hui ?

Mes références en photojournalisme n’ont pas beaucoup changées. Cela reste toujours les photographes des agences MAGNUM, VII, ou VU

Il est commun de dire que le photojournalisme s’apprend sur le terrain mais vous avez suivi une formation à l’EMI, pourquoi ?

Avant 1999, j’habitais à Lyon. J’avais fait des études d’Histoire et faisais des petits boulots tout en faisant des photos à droite et à gauche. Finalement j’ai tenté le CFD et j’ai été admis. Cela m’a en quelque sorte donner un coup de fouet. A la sortie du stage, il était hors de question que je reparte à Lyon. J’ai vraiment commencé après le stage. Par ailleurs le stage ne m’a pas appris à faire des photos.Il fut utile pour apprendre l’aspect économique et entrevoir le marché de la photographie de presse. On apprend beaucoup de ses erreurs sur le terrain, on chope des automatismes, et on se fait une sorte expérience qui peut être parfois utile.

Pensez vous que l’usage de la vidéo et du multimédia fera partie de votre pratique professionnelle dans l’avenir et pourquoi ?

Je pense qu’il est toujours intéressant de montrer son travail. Aujourd’hui, on a la chance de pouvoir le montrer via internet, les sites, les blogs, et les réseaux sociaux. On sort du format texte + photographies. Sur Internet, on peut mettre du son, de la vidéo, et bien sur des photographies. Du coup l’objet photographique peut devenir multimédia et ainsi avoir une dimension qu’il n’avait pas dans les magazines.
Donc effectivement, oui, dans l’avenir je vais par exemple prendre du son systématiquement, et peut être faire quelques vidéos. Même si cela ne me sert pas immédiatement, cela pourra toujours me servir dans l’avenir ( expo, webdoc, POM, etc ) .



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