Des grilles du Sénat aux POM* de Territoires de fictions en passant
par Magnum in motion, la photographie explore des formes de production innovantes
et investit de nouveaux champs de représentation et de diffusion.
Image fixe et animée savent désormais s’associer pour
répondre à de nouvelles pratiques et toucher le grand public.
Mais peut-on encore parler de Photographie pour ces images en mouvement ?
Le POM*, Petit Objet Multimédia est une dénomination
originale de Vincent Guimas
Intervenants :
Benjamin Boccas, directeur artistique image animée de Territoires
de fictions.
Alexis Delcambre, rédacteur en chef du Monde.fr.
Wilfrid Estève, responsable de la filière photo de l' EMI-CFD,
concepteur du projet Territoires de fictions.
Alain Frilet, directeur éditorial de Magnum Photos Paris.
Modérateur : Lorenzo Virgili, photographe et vice-président
de l’Anjrpc-FreeLens.
Interventions depuis la salle : Camille Pillias, iconographe
et journaliste, co-fondatrice du JDL; Franck Minnaert, directeur d' Expression
Numerik; Thom Balmer et Marie d’Ornano, graphistes, Guerillagrafik;
Nourdine Oumeddour, chef d’édition responsable image du
Monde.fr.
Animations : Projections de Magnum in motion, de POM et
des travaux de Guerillagrafik; démonstration des dernières
technologies d’impression par HP ; Exposition de grands formats par
Expression Numerik.
>>>Compte-rendu à venir
Avec 53 journalistes tués, 2004 est l’année la plus meurtrière depuis 10 ans. Désormais les problèmes liés à la sécurité mettent en péril la liberté d'informer. Le photographe en zone de conflit n’a de son côté, jamais été autant exposé.
Aujourd'hui les difficultés croissantes des conditions de travail et les réticences des médias, amènent le photojournaliste à composer avec de nouveaux interlocuteurs : ONG, forces armées ou entreprises privées de sécurité. Face à cette situation et aux conseils des gouvernements de ne plus se rendre sur le terrain, les rédactions, souvent frileuses, se reposent sur des pigistes de plus en plus isolés.
Entre la recrudescence des informations émanant des photographes “embedded“ ou des médias du type Al-Jazira, et la déresponsabilisation générale, la réalité des conflits peut-elle encore être couverte ?
>>>Compte-rendu de la troisième conférence
11 septembre, Abou Ghraib, Tsunami.. les témoins de l'actualité sont plus que jamais des anonymes. Grâce aux évolutions technologiques - numérique, photophone, moblog - le témoignage amateur est désormais partout et bouleverse les pratiques du reportage.
Qui est dorénavant le témoin ? L'événement suffit-il à faire le photographe ou le photojournaliste doit-il rester le garant d'une écriture photographique qui mêle réflexion et production de sens.
>>> Compte-rendu de la deuxième conférence
Aujourd'hui, le marché de la photographie de presse est bouleversé par la situation de quasi monopole des grosses agences et une concentration industrielle sans précédent. Cette situation tend à transformer la photographie et l1information en un produit de consommation.
Au coeur de la problématique : la question de la diffusion des photographies. L'absence d'alternative à ces réseaux de diffusion provoque un phénomène d'exclusion et un sentiment de malaise chez les photographes indépendants, collectifs, agences et iconographes.
Précarisation d'une profession, perte de contrôle de l'image, uniformisation de l'information et de la pensée pour le public... des réponses toujours à trouver.